l'aviron, un peu d'histoire...

Publié le par jean xavier rigaut

Aviron désigne à la fois le sport olympique consistant à propulser un bateau à l'aide de rames, et ces rames elles mêmes, appelées avirons. Il existe deux sortes d'aviron, l'aviron de mer et l'aviron de rivière.

Les bateaux à l'aviron, étaient principalement utilisés pour le transport ou la pêche (par exemple, la chasse à la baleine). Depuis le XVIe siècle, les bateaux à l'aviron servent aussi à la pratique de l'aviron de compétition. ainsi qu'aux activités de loisir,

Les bateaux à l'aviron des compétitions officielles de la FISA, comme ceux utilisés aux jeux Olympiques, répondent à des normes précises (nombre de rameurs, poids minimum de la coque, portants fixes, dimensions des pelles et des pallettes, etc.). Ces coques sont utilisables en rivière calme ou sur des lacs.

Ces dernières années, la pratique de l'aviron se développe également en mer, sur d'autres types d'embarcation plus larges et plus résistants que les bateaux de rivière.

Un peu d'Histoire

Les bateaux à l'aviron sont utilisés depuis des siècles. Mais il n'y a que très peu de mention de courses d'aviron avant le XVIIIe siècle.

Les premières courses modernes d'aviron, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, ont eu lieu sur la Tamise en Angleterre. L'aviron est alors devenu un sport amateur très populaire, attirant des centaines voire des milliers de spectateurs. L'aviron universitaire tire son origine dans les premières courses entre l'université d'Oxford et celle de Cambridge.

L'aviron actuel est régi par la Fédération internationale des sociétés d'aviron (FISA) qui organise des Championnats du monde depuis 1962. L'aviron est un sport olympique depuis 1900 (annulé lors des premiers jeux modernes en 1896).

Le coup d'aviron

Le geste du rameur est très technique, tantôt en finesse, tantôt en force; de son exécution parfaite dépend la glisse de la coque. Un rameur qui se révèle être un bon technicien est ainsi en mesure de battre, sur l'eau, des rameurs physiquement plus forts. Le but recherché par le rameur est de faire profiter à la coque de toute sa force de propulsion, sans pour autant la ralentir. Il est donc nécessaire de toujours rechercher les mouvements contraires à la glisse de la coque. Une telle fluidité est très dure à appréhender (le débutant à l'aviron en conviendra), car le mouvement est complexe.

Il existe deux différentes phases dans le coup d'aviron.

  • "La propulsion", lorsque les pelles sont en appui dans l'eau, que le rameur tend les jambes et ramène les bras vers le tronc pour déplacer la coque sur l'eau. Cette phase est rapide et puissante, les muscles sont en tension, les cuisses propulsant vigoureusement tandis que les bras et le dos restent gainés pour transmettre efficacement la force ainsi fournie jusqu'aux pelles appuyées dans l'eau.
  • "Le retour", où les pelles sont sorties de l'eau, et où le rameur replie les jambes et tend les bras et le tronc afin de revenir en position pour démarrer une nouvelle propulsion.

                                    Le début de phase de propulsion (sur l'avant)

Ces phases sont alternées grâce à des mouvements de transition. Plus les transitions sont souples et rapides, plus le mouvement général gagne en fluidité, la fluidité étant la clef de la glisse du bateau.

  • Entre la propulsion et le retour, intervient le "renvoi de mains", où le rameur tend rapidement et habilement les bras et le tronc vers l'avant, afin de faire réagir la coque dans le bon sens.
  • Entre le retour et la propulsion, où le rameur s'emploie à effectuer une "attaque" rapide, nette et précise, afin de poser ses pelles en appui dans l'eau sans pour autant perturber l'avancée du bateau.

                                     Position sur l'arrière (début du renvoi des mains)

Cela n'est qu'un résumé très rapide de la technique de l'aviron, les meilleurs rameurs mondiaux cherchant tout au long de leur carrière à parfaire leur coup d'aviron, et personne ne peut encore se vanter de posséder une technique parfaite. Et quand bien même un rameur proclamerait une telle chose, il aurait encore à travailler son physique, pour aller encore et toujours plus vite sur l'eau...

Les différents bateaux

Au niveau mondial, les courses en couple comportent des :

  • quatre de couple (4 rameurs)
  • doubles (2 rameurs)
  • skiffs (1 rameur)

et les courses en pointe s'effectuent en:

  • huit avec barreur (ou huit)
  • quatre avec barreur (ou quatre barré)
  • quatre sans barreur
  • deux avec barreur (ou deux barré)
  • deux sans barreur

Il existe deux catégories de poids :

  • poids légers : hommes en dessous de 72,5 kg avec moyenne des rameurs du bateau inférieure à 70 kg (sauf pour le skiff) et femmes en dessous de 59 kg avec moyenne des rameuses du bateau inférieure à 57,5 kg (sauf pour le skiff).
  • toutes catégories : pas de contraintes de poids

La distance de course est de 2 000 m.

                                                 Exemple d'un huit de pointe

Autres pratiques de l'aviron

Aviron de loisir

Pour compléter le paysage très riche des régates d'aviron en rivière et en mer, on trouve des rencontres où l'aspect compétition passe au second plan : les régates dites loisir ou randonnées. Elles rassemblent des pratiquants expérimentés ou pas, jeunes ou moins jeunes, et ont pour vocation de développer des relations conviviales entre les participants, de faire découvrir des plans d'eau ou des cultures.

Des exemples de régates loisir sont :

  • la traversée de Paris sur la Seine
  • la traversée de Lyon entre Saône et Rhône
  • la Vogalonga à Venise
  • les FISA Rowing Tours
  • le Canal du midi

 

Aviron en salle (ergomètre)

Les ergomètres sont des appareils permettant de simuler le mouvement de l'aviron. Munis de compteurs électroniques, ils estiment les dépenses énergétiques du rameur ainsi que la distance (virtuelle) qu'il parcourt. Ces appareils, très utilisés par les rameurs en complément des sorties sur l'eau et de la musculation générale, permettent aussi d'organiser des compétitions en salle (comme l'open concept 2). Ces compétitions ont lieu généralement sur une « distance » de 2000m et sont l'occasion pour les rameurs d'évaluer leur condition physique. Le temps d'un rameur sur l'ergomètre fait partie des critères utilisés par les fédérations nationales pour sélectionner leurs équipes.

Les ergomètres ont évincé les bassins intérieurs (appelés tanks à ramer) qui étaient utilisés dans certains clubs pour simuler le mouvement d'aviron, même si ces derniers sont encore parfois utilisés par les rameurs pour travailler leur geste technique.

                                                                un exemple de tank à ramer

Publié dans cnannecy

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